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    Letter from Lafayette to Thomas Jefferson, February 26, 1804.
    (Reel 25, Folder 251)

    Lafayette and Jefferson for nearly 50 years were friends and correspondents. Jefferson served as United States minister to France from May 1785-Oct. 1789, while revolutionary fervor was rising. This letter, in English, addresses several personal and political topics.

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Letter from Lafayette to Thomas Jefferson, February 26, 1804.
(Transliterated letter, which was written in English. Marianne Nolan, transcriber)

Mr. Jefferson                   La Grange, le 6 Ventose, Febr. 26, 1804

My dear friend,

This letter will be delivered by Mr Petry, Secretary to the french legation. He is well known in America and will, I hope, be there welcome. The sentiments he has expressed to me are such as cannot fail to be pleasing to the United States. –

Your friendly favor, novr the 4th is the last I have received. I heartily thank you for the regret you express that I was not on the spot to be honored with your choice as Governor of Louisiana. Amidst my fervent wishes for every extension of American liberty I would have felt particularly happy to cherish it on that kindred land, but all will combine to make these adoptive brethren understand, enjoy, and forever insure to themselves and posterity the honours and advantages of such a citizenship. –

The message of the 17th Ober kindly inclosed in your letter is a noble testimony of the blessings to be found in a liberal constitution, in an administration equally patriotic and enlightened. It chears my heart to hear that language, to witness that result. Nor am I wanting feelings for the last word, the signature of my friend.

To Mr. Livingston’s correspondence I refer you for the account of a late discovery and the publications concerning it. While I wonder and grieve to find among the impeached names that of General Moreau, an assertion which needs the support of a legal public trial, I am sensible of the reality of a counter revolutionary plot, a combination against Bonaparte’s life, and a complicity of the British cabinet.

My friend Tracy has not been so fortunate as his colleague in the safe arrival of his invoice to you. Both however deserved an equal luck(?) as both are impressed with the same veneration for your person, your principles and your conduct. I have advised him to send again his two volumes with a letter the return to which will be not less welcome than has been your answer to Cabanis.

My recovery from the fracture is daily advancing and shall in a few months be complete. My wife desires to be most affectionately remembered to you and both daughters whom I beg to receive my best respects. We live "en famille" at La Grange, with our children, their partners and three grand children. My son leaves us now and then for the Inspector General to whom he is an "aid de camp". A younger son in law is also entering the military career as a light dragoon. Mr. and Mrs. de Tesse, who paid us a visit in the beginning of the winter are in good health.

My best compliments wait on our dear Madison. Be pleased to offer to Mr. Gallatin a new tender of my grateful sentiments. Remember me to all friends and receive the cordial affection and regard of Your constant friend

(signed) Lafayette.

Lettre de Lafayette au Thomas Jefferson, 26 Février, 1800
(Traduction de lettre entière. George Gauthier, traducteur.)

Monsieur Jefferson                   La Grange, le 6 ventôse, le 26 février 1804

Mon cher ami,

Cette lettre sera livrée par M. Petry, secrétaire à la légation française. Il est bien connu en Amérique et y sera, j'espère, le bienvenu. Les sentiments qu'il m'a exprimés sont tels qu'ils ne peuvent pas manquer de plaire aux Etats-Unis.

Votre faveur amicale, le 4 novembre, est la dernière que j'ai reçue. Je vous remercie de tout coeur pour le regret que vous exprimez du fait que je n'étais pas sur place pour être honoré de votre choix comme Gouverneur de la Louisiane. Parmi mes voeux pour toute extension de la liberté américaine, je me serais senti particulièrement heureux de la chérir dans cette terre à laquelle je me sens très attaché. Mais tout se combinera pour que ses frères adoptifs comprennent, aiment, et s'assurent à jamais pour eux-mêmes et la postérité les honneurs et les avantages d'une telle citoyenneté.

Le message du 17 octobre, gentiment inclus dans votre lettre, est un témoignage noble des bienfaits trouvés dans une Constitution libérale, dans un gouvernement à la fois patriotique et éclairé. Cela me réchauffe le coeur d'entendre ce langage, d'être témoin de ce résultat. Et je ne manque pas de sentiments pour le dernier mot, la signature de mon ami.

À la correspondance de M. Livingston, je vous réfère pour le récit d'une découverte récente et les publications là-dessus. Bien que je m'étonne et je m'afflige de trouver parmi les noms des accusés celui du Général Moreau, une assertion qui a besoin de l'appui d'un procès légal public, je suis sensible à la réalité d'un complot contre-révolutionnaire, une conspiration contre la vie du Bonaparte et une complicité du cabinet britannique.

Mon ami Tracy n'a pas été si fortuné que son collègue dans l'arrivée sûre chez vous de son envoi. Les deux, cependant, méritaient une chance égale, comme les deux sont imprégnés de la même vénération envers votre personne, vos principes et votre conduite. Je lui ai conseillé d'envoyer encore ses deux volumes avec une lettre, la réponse à laquelle ne sera pas moins bienvenue que n'a été votre réponse à Cabanis.

Ma guérison de la fracture avance chaque jour, et dans quelques mois sera complète. Mon épouse désire être rappelée très affectueusement à votre bon souvenir, et à celui de vos deux filles, que je prie de recevoir mes meilleurs respects. Nous vivons en famille à la Grange avec nos enfants, leurs conjoints, et les trois petits-enfants. Mon fils nous quitte de temps à autre pour l'Inspecteur Général, de qui il est aide de camp. Un beau-fils plus jeune entre aussi dans une carrière militaire comme dragon léger. M et Mme de Tessé, qui nous ont rendu visite au début de l'hiver, sont en bonne santé.

Mes meilleurs compliments attendent notre cher Madison. Veuillez présenter à M.Gallatin une nouvelle offre de mes sentiments reconnaissants. Rappelez-moi au bon souvenir de tous les amis, et recevez l'affection cordiale et l'estime de

Votre ami fidèle,

(signé) Lafayette

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